Qui veut la peau des ouvriers d'Etat ?

Attaques tous azimuts

Ces dernières années, nombreuses ont été les attaques contre le corps des ouvriers de l’Etat à la DGAC et ailleurs.

Les gouvernements successifs veulent régulièrement en finir avec les ouvriers d’Etat.

Tout a commencé par la Défense, à l’origine du statut. Pendant plusieurs années, l’administration a recruté des CDD et des CDI pour tenir des postes d’ouvriers.

Mais les gouvernements changent, et parfois changent d’avis :

Quelques années plus tard, les contractuels Défense ont pu intégrer le corps des OE.

 

A la DGAC, nous venons de vivre le premier épisode : les termes du protocole social 2016-2019, qui prévoyaient l’option « recrutement CDI », ont été imposés au printemps 2018, à notre administration qui croyait pouvoir l’éviter (le Directeur général clamait en décembre 2016 que cette option était derrière nous).

L’alternative ? Soit des recrutements de contractuels sur les emplois ouvriers, soit pas de recrutement du tout.

 

La CFDT a pris ses responsabilités :

-  D’abord penser aux collègues en poste, qui doivent parfois assurer la charge de 2 ouvriers à eux seuls : il vaut mieux un collègue en CDI que pas de collègue du tout.

-  Ensuite penser aux futurs embauchés : la CFDT a obtenu, seule hélas face à l’administration, la garantie d’une embauche de vrais professionnels, sur le modèle des actuels ouvriers d’Etat, et avec un salaire au moins équivalent au groupe VI.

-  Enfin penser à l’avenir :

o  La CFDT se bat contre l’externalisation des missions des ouvriers d’Etat : refuser l’embauche de nouveaux collègues, ou refuser de leur donner les moyens de travailler (la licence par exemple pour les électrotechniciens) c’est ne plus être en mesure d’assurer ces missions, et la conclusion rapide, c’est l’externalisation ;

o  la CFDT se bat pour garantir aux futurs collègues la possibilité d’une intégration à la DGAC : pour cela, il faut qu’ils coûtent aussi cher à l’administration que les ouvriers d’Etat et qu’ils disposent des mêmes outils pour travailler. C’est la seule voie pour obtenir à terme (car les gouvernements passent…) leur intégration dans le corps des OE et la survie du corps ;

o  la CFDT se bat pour obtenir en contrepartie une amélioration des conditions d’avancement des ouvriers de l’Etat (passage au choix en hors catégorie, et augmentation du taux d’avancement).

 

Et du côté des autres OS représentatives ?

Du côté des autres OS, c’est une posture de blocage qui prévaut. Une posture regrettable et dangereuse pour tous les personnels concernés.

-  La CFDT regrette le refus de FO et de la CGT de participer à la discussion sur les conditions d’embauche et de rémunération des futurs contractuels ouvriers : ensemble face à l’administration nous aurions été plus forts et nous aurions pu obtenir plus de garanties.

-  La CFDT regrette de ne pas être soutenue dans sa demande d’augmentation des avancements pour tous les métiers ouvriers de la DGAC.

-  La CFDT déplore l’attitude de rejet qui prévaut, et qui nous inquiète : les personnels en CDI ne sont pas nos ennemis, ce sont de futurs collègues, et nous devons les accueillir, et obtenir ensuite leur intégration.

 

Le blocage ? Une balle dans le pied !

Pour la CFDT l’attitude de blocage est contre-productive : refuser les embauches, c’est pousser à l’externalisation et à la disparition des métiers ouvriers à l’intérieur de la DGAC.

La CFDT a fait le choix inverse, car elle considère un corps d’ouvriers de la DGAC indispensable au bon fonctionnement de notre administration.

Nous sommes d’ailleurs certains que ceux qui protestent aujourd’hui seront les premiers demain à nous rejoindre… après les élections, bien sûr.

Ceux qui crient au loup prennent le risque, malgré eux, d’aider les technocrates du ministère de la Fonction Publique et du Budget à avoir la peau des ouvriers d’Etat. Seul un langage de vérité et une stratégie de lutte qui prenne en compte la réalité politique a une chance d’aboutir.

 

Alors du 4 au 6 décembre,

votez pour ceux qui ne vous cachent rien

et qui prennent leurs responsabilités :

VOTEZ CFDT